Après Sucre, en vélo vers…Atocha.

Seconde partie du plan « d’attente » de notre ami « jeune cyclotouriste » Hervé, nous voilà revenus à Uyuni pour retrouver nos fidèles montures et partir en direction de Tupiza, plus au sud, en direction de la frontière Argentine.

D’après les cartes et les plans que nous avions pu voir, la route ne serait pas asphaltée. Selon notre récente expérience de ces routes depuis Calama, nous nous disions que cela ne pouvait pas être pire et que nous serions capable de faire les 200km, tranquillement étalés sur les 5-6 jours prévus avant de revenir pour accueillir notre ami. Après tout, cela ne faisait pas plus de 30 km par jour…

Nous n’avons été que jusqu’à Atocha. Ras le bol de ces pistes impossibles à gravir ou même sur le plat on manque de tomber à cause d’un banc de sable… Atocha, à 100km quand même, fut une destination suffisamment difficile à atteindre pour qu’on prenne le train du retour à cette gare. Et les boliviens nous ont confirmé que la piste était encore plus difficile entre Atocha et Tupiza… On aime le vélo mais nous avons atteint nos limites en terme de surface et de difficulté en Bolivie.

Malgré tout, nous avons apprécié le retour au camping sauvage au milieu de nulle part, les rencontres dans des villages perdus et absents de toute carte et bien sûr les paysages hors normes que nous avons admirés tout au long de cette piste. Aussi, le train du retour, de nuit et en classe « popular » fut une expérience à part avec une vitesse moyenne de 50km/h pour un bruit et des secousses dignes de Space Mountain…

Comme d’habitude, quelques clichés pris sur ces 100km de « ripio » !