C’est le Pérou !

Après la route de la mort, retour à La Paz pour un peu de détente et de ravitaillement avant de partir vers le Pérou en passant par Désaguadero.

Tout le monde nous déconseillait de passer la frontière par cette ville. Donc nous sommes passés par là ! 🙂 Bien entendu, nous avions pris en compte les avis, mais comme la seule autre issue se situait à Copacabana (Lac Titicaca) que nous avions déjà vu, nous avions envie de voir comment c’était ailleurs…

Nous voilà donc repartis sur les routes, tout d’abord pour sortir de La Paz, chose pas forcément évidente mais pas non plus trop compliquée. Le dénivelé était important (600m environ) mais relativement constant dans l’effort. La route était large et nous n’avions pas de problème de place ni de sécurité.

Arrivés en haut de La Paz par la route N°3, nous avions atteint la ville de EL ALTO et le plateau à 3600m; nous prenions ensuite à droite, sur la route N°1 en direction du Pérou. Une nuit passée à la sortie de El Alto, puis une seconde après Tihuanacu pour enfin rejoindre Désaguadero et passer du côté Péruvien.

Rien d’interressant à Desaguadéro, voire même un sentiment bizarre d’insécurité… Seuls « gringos » au milieu des frontaliers, nous étions vite repérés… Une fois les papiers en règle, nous sortions de cette ville frontalière sans regrets.

Nous avons donc tout le temps longé le lac Titicaca avec pour objectif de rejoindre Puno et y faire quelques provisions, prendre une nuit d’hôtel, une douche et profiter d’internet rapide !

Après une nuit passée au delà de Désaguadéro (juste après Zepita) et une autre un peu avant Ilave sur la route 3S, nous arrivions à Puno dans un super hôtel rien que pour nous, pas cher et tout confort ! La ville n’avait rien d’extraordinaire mais nous avons eu la joie de faire un bon petit resto qui changeait enfin du « pollo / papas fritas » bolivien… la douche n’était pas un luxe après ces 4-5 jours de vélo et camping sauvage.

Voici donc les photos prises sur ces routes le long du lac Titicaca, de La Paz à Puno.

La ruta de la muerte

Hervé était parti, nous étions à La Paz et la prochaine destination prévue était le Pérou en passant la frontière à Désaguadéro et, ainsi, longer le lac Titcaca jsuqu’à Puno. Mais voilà qu’Elo me dit : « J’ai envie de faire la route de la mort. Ça te dit ? En étant si près, ce serait dommage de ne pas la faire non ? ». C’est vrai que je n’étais pas plus que ça emballé au début (particulièrement après ce que nous en avions entendu de Mélanie et Rod, nos amis voyageurs retrouvés au Brésil). Mais après avoir vu les photos de notre collègue cyclotouriste Lucas, qui l’avait faite une ou deux semaines avant, je rejoignis Elo dans son idée de se faire cette route mythique.

Nous voilà donc partis en direction de la route de la mort à 60 km de la Paz. Nous avons mis deux jours pour l’atteindre; pluies intermittentes et 4700 mètres d’altitude atteint… Nous prendrons 2 nuits de repos sous un hangar avant de nous engager sur cette route. Révision des vélos, changement des plaquettes de frein et hop c’est parti pour 32 km et 5h30 de descente sur cette piste de l’extrême. L’arrivée se fera à Coroico (+6 km de montée pavée, un enfer !), village perché dans les montagnes ou nous passerons deux nuits avant de rentrer sur La Paz en minibus par la même route !

Durant la descente, nous verrons débarquer Jean Pierre, la cinquantaine, avec qui nous échangerons quelques mots avant de repartir. Bien sur, il nous a mis une grosse claque (voir la photo pour comprendre) et nous le retrouverons à Coroico à l’hôtel plusieurs heures après lui ! Un champion ce Jean Pierre !

 

3 Cyclos en Bolivie…

De retour à Uyuni tard dans la nuit (souvenez-vous, train de nuit depuis Atocha), nous rentrâmes directement à l’hotel Avenida ou nous avions désormais nos habitudes. Hervé arrivait le lendemain à « l’aéroport international » d’Uyuni, avec son vélo, pour un périple d’une dizaine de jours jusqu’à La Paz ou il prendrait son avion de retour pour la France…avec son vélo ?

Nous avons donc commencé, les premiers jours, par le Salar d’Uyuni (un 60 km jusqu’à l’île d’Incahuasi), puis nous avons rejoins Potosi en bus car la route était vraiment trop difficile pour quelqu’un qui n’était pas habitué. Après une nuit à Potosi, nous sommes remontés sur les vélos pour rejoindre Sucre et ainsi rentrer dans le vif du sujet avec notre ami. 155 km en 4 jours pendant lesquels nous avons avons mis notre Hervé à rude épreuve…

De Sucre nous n’avions pas d’autre choix que de prendre un bus pour La Paz compte tenu du temps dont il disposait et compte tenu que le Lac Titicaca était incontournable (688 km, plus de 10h de bus). Arrivés à La Paz, nous avions déjà passé 8-9 jours ensemble et il ne restait pas beaucoup de temps à Hervé. Après avoir visité le centre de la capitale, ville-marché à ciel ouvert, nous prenions un bus pour Copacabana, ville frontalière avec le Pérou sur les rives du lac le plus haut du monde. Nous étions de retour à La Paz 2 nuits avant son départ afin de tout boucler (emballage pour le vélo, réservation du taxi, etc…) ce qui nous permis de voir un peu plus cette ville atypique aux airs de San Francisco tellement ça monte et ça descend !

Comme d’habitude, ce n’est qu’un résumé de la venue de notre ami et je vous laisse donc le plaisir d’aller lire le récit d’Elo pour en savoir plus sur cette petite cyclo-aventure à 3 en Bolivie ! Cliquez ICI

Hervé, tu n’as plus qu’a commenter cet article pour nous faire part de ton sentiment et/ou de tes douleurs ! 😀  En tout cas, merci d’être venu nous rendre visite !

Place aux photos !

  1. Uyuni, Potosi et sur la route pour Sucre :

 

2. La Paz :

 

3. Copacabana et le lac Titicaca :

Après Sucre, en vélo vers…Atocha.

Seconde partie du plan « d’attente » de notre ami « jeune cyclotouriste » Hervé, nous voilà revenus à Uyuni pour retrouver nos fidèles montures et partir en direction de Tupiza, plus au sud, en direction de la frontière Argentine.

D’après les cartes et les plans que nous avions pu voir, la route ne serait pas asphaltée. Selon notre récente expérience de ces routes depuis Calama, nous nous disions que cela ne pouvait pas être pire et que nous serions capable de faire les 200km, tranquillement étalés sur les 5-6 jours prévus avant de revenir pour accueillir notre ami. Après tout, cela ne faisait pas plus de 30 km par jour…

Nous n’avons été que jusqu’à Atocha. Ras le bol de ces pistes impossibles à gravir ou même sur le plat on manque de tomber à cause d’un banc de sable… Atocha, à 100km quand même, fut une destination suffisamment difficile à atteindre pour qu’on prenne le train du retour à cette gare. Et les boliviens nous ont confirmé que la piste était encore plus difficile entre Atocha et Tupiza… On aime le vélo mais nous avons atteint nos limites en terme de surface et de difficulté en Bolivie.

Malgré tout, nous avons apprécié le retour au camping sauvage au milieu de nulle part, les rencontres dans des villages perdus et absents de toute carte et bien sûr les paysages hors normes que nous avons admirés tout au long de cette piste. Aussi, le train du retour, de nuit et en classe « popular » fut une expérience à part avec une vitesse moyenne de 50km/h pour un bruit et des secousses dignes de Space Mountain…

Comme d’habitude, quelques clichés pris sur ces 100km de « ripio » !

 

En attendant la compagnie….vamos a Sucre !

Après avoir digéré mon second repas pris à Uyuni,  pendant 24h au fond de la couette et des allers-retours salle de bain – lit,  après avoir pris le temps de nettoyer les vélos, les sacoches et quelques autres affaires, et, enfin, après s’être reposé, nous élaborions un plan de visite (surtout Elo) en attendant la venue de notre ami Hervé prévu une dizaine de jours plus tard. Le programme « d’attente » était le suivant :

  1. laisser les vélos et quelques sacoches à Uyuni pour se rendre à Sucre en bus, y passer quelques jours pour visiter la ville tranquillement puis rentrer sur Uyuni,
  2. reprendre les vélos et les affaires pour faire une excursion jusqu’à Tupiza. Le retour à Uyuni étant prévu en train pour accueillir notre ami à l’aéroport international s’il vous plait !

Après avoir obtenu de laisser les affaires en sécurité à l’hôtel, nous prenons donc le bus pour Sucre à 350km et 8h de route en mode « leger »… Finalement les 8h de route se sont transformées en 10 ou 12 à cause d’une panne intervenue seulement 1h  après le départ; bus immobilisé, nous avons attendus l’arrivée d’un remplaçant, ce qui en Bolivie prend du temps, comme un petit peu tout d’ailleurs… :-).

Dès le lendemain, nous découvrons une ville très charmante, agréable à souhait et une population très accueillante et bienveillante. Nous avons pris du bon temps à Sucre et il s’agit d’un grand coup de cœur en Bolivie ! Les musées, les parcs, les bâtiments coloniaux, l’atmosphère générale nous ont absolument charmés ! Même le cimetière est unique. Les étudiants y viennent pour se détendre ou pour manger sur le pouce dans ses larges allées ombragées et fleuries. Il y règne une ambiance plutôt légère qui contraste beaucoup avec nos cimetière à l’atmosphère plus grave…

A vous de découvrir Sucre avec les photos ci dessous : le bus en panne d’abord puis le centre ville, le musée historique, le cimetière, la faculté de droit ou encore les toits de la ville… Bonne visite.