Ola Bolivia ! En route pour Uyuni et le Salar…

Une fois notre gymnastique faite sur le poteau de la frontière, nous reprenions notre route en direction de Uyuni avec comme projet de traverser une petite partie du Salar (ce désert de sel fait 10582 Km2… 😀 ).

La route ou plutôt, la voie sablée, gravillonneuse ou rocheuse que nous suivions ne s’est pas vraiment arrangée… Nous en avons bavé jusqu’à l’entrée du Salar,  celle de Puerto Chuvica ! Nous ne faisions pas plus de 30 km par jour tellement nous dépensions toute notre énergie à pédaler dans le sable et à éviter les gros cailloux ou les nids…d’autruches. Un enfer !

 L’ entrée du Salar puis la traversée de ce dernier fut une belle récompense et une expérience très forte ! Imaginez un peu : pédaler sur cette couche de sel sans aucun repère visuel si ce n’est les traces de 4X4 qu’il faut suivre pour (s’) en sortir;  planter la tente le soir et admirer le coucher de soleil sur cette surface entièrement plane et blanche (vue de haut parce que de tout près ça secoue beaucoup de rouler sur les concrétions de sel…); pas âme qui vive autour de vous sur des milliers de km² à part un véhicule ou deux qui passent par là et dont les passagers hallucinent en voyant 3 vélos, 2 tentes et les propriétaires tout heureux au milieu du désert… Génial ! La nuit est froide mais le petit déjeuner au lever de soleil est unique ! Vraiment ce fut une expérience marquante.

A la sortie du Salar, mauvaise surprise : il restait encore 20km à faire pour atteindre Uyuni. Nous n’étions qu’à Colchani. Et nous ne pouvions pas passer une nuit de plus dans le Salar ou à coté : nous avions vidé nos réserves de nourriture, combustible, eau ainsi que la réserve « courage » ou « motivation ». Uyuni était le seul endroit pour se ravitailler ou mieux, pour un resto, puis trouver un hôtel  de base (en dehors des hôtels de sel) et se reposer quelques jours (la dernière douche remontait à Calama au Chili…soit 7 ou 8 jours). 

Vidés, à sec et voyant le soleil décliner peu à peu en cette fin d’après midi, nous reprenons la route…sans voir venir le pire. Après 3 ou 4 kilomètres, nous re re re re retrouvons une route de m**** non asphaltée (sable, roches, graviers), en travaux (camions, 4X4 qui soulèvent tout le sable en passant à fond) et le soleil qui se cache toujours plus vite que vous le voudriez… Je vous passe les détails mais ce fut très dur à tous les niveaux. Arrivés tard (20h ou 21h si je me souviens bien) dans Uyuni, nous avons déposé (jeté) les vélos et les bagages dans un hôtel (Hotel Avenida) et nous sommes aller manger directement, sans passer par la case douche ! Pollo, papas fritas y cerveza por favor !